Après que nous avons commencé le carême dimanche dernier et pratiqué quelque austérité et abstinence, et après que nous ayons intensifié nos prières, L’Eglise a décidé de consacrer ce dimanche pour nous rappeler que nous jeûnons dans le but de renforcer notre foi, nommant ce dimanche: dimanche de l’Orthodoxie _ un mot grec signifiant l’opinion droite. Donc si ta croyance en Dieu n’est pas droite, ton jeûne sera dérisoire.

Et dans l’Epître d’aujourd’hui, l’Eglise a évoqué des saints de l’Ancien Testament et nous a rappelés leurs souffrances (cordage des membres, fustigation, moquerie, fouettement, emprisonnement, lapidation, mort par l’épée…). Et l’Epître déclare qu’ils sont tous reconnus pour leur foi.

Par ailleurs, l’Eglise a placé au deuxième dimanche du Carême la commémoration de saint Grégoire Palamas (XIVe siècle), qui a clarifié la foi orthodoxe d’une façon forte dans son enseignement sur la Grâce Divine incréée.

Tandis que le chapitre de l’Evangile relate l’élection des Apôtres selon Saint Jean. Le premier mentionné parmi eux est Philippe de Beit Saïda (différente de Saïda, au Liban). De cette même ville, étaient André et son frère Pierre. L’Apôtre trouve une autre personne que Jésus ajoute aux Douze. Celui qui croit transmet sa foi à l’autre. Nathanaël était le quatrième à être choisi, ce dernier avait refusé qu’un prophète fût sorti de Nazareth.

Cependant, Jésus l’a accepté. Et le Seigneur s’est révélé à celui qui avait douté lui et ce dernier le confesse: «Tu es le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël». Le Seigneur commente en disant «Oui, je vous le déclare, c’est la vérité: vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme!»

Le Christ est le joignant entre le Ciel et la Terre et Lui seul est le médiateur entre Dieu et les hommes. Telle est notre foi. L’Orthodoxie est résumée par ces mots.

Les Pères de l’Ancien Testament ont perçu le Christ et ont alors cru en Celui qui allait venir. Tandis que nous, nous croyons qu’Il est venu. C’est la même foi. Pourtant, nos Ancêtres «n’ont pas obtenu ce que Dieu avait promis. En effet, Dieu avait prévu mieux encore pour nous et il n’a pas voulu qu’ils parviennent sans nous à la perfection». Etant donné que personne n’atteindra le salut avant de voir la croix et la résurrection. Les Pères de l’Ancien Testament ont vu le Christ, par la prophétie. Nous L’avons vu à travers Son Evangile, donc à travers ce qui a été réalisé.

Les Apôtres et les frères L’ont perçu des yeux. Nous ne l’avons pas perçu de nos yeux. Nous L’avons accepté grâce aux Apôtres qui nous L’ont annoncé dans l’Évangile et nous avons cru en Lui, en l’Eglise qu’Il étreigne et Elle qui Le transmet par la prédication et les sacrements.

Le dimanche de l’Orthodoxie associe ceux qui L’ont perçu physiquement et ceux qui ne L’ont pas vu d’une manière physique. Nous espérons que le Seigneur nous garde dans la foi orthodoxe et nous éloigne de l’hérésie, de la délinquance et de la déviance. Ceci nécessite un travail assidu pour maintenir notre lecture religieuse continue, notre participation aux divins offices et aux différentes prières, surtout tout le long de cette saison sainte durant laquelle nous nous préparons pour le jour de Pâques.

Donc notre appel est pour un bon carême et pour une lecture qui sanctifie l’âme et renouvelle sa vigilance. Dieu se complait en nous de nous si nous jeûnons comme des frères avec toute l’Eglise afin de nous diriger ensemble vers la résurrection.

Traduit par Salim Makhoul

Texte original: « أحد الأرثوذكسية » – 13.03.2011-Raiati no11