Le premier dimanche du Carême était un combat pour l’icône qui nous a attirés vers la lumière du Christ, car la Résurrection est diffuse tout au long du jeûne orthodoxe. Pour nous il n’y a pas de passage dans un tunnel noir au bout duquel vient la lumière éblouissante. Nous sommes toujours dans la lumière que nous jeûnions ou que nous soyons en fête.

Aujourd’hui vient le deuxième dimanche fête de saint Grégoire de Salonique dont le nom de famille est Palamas. Cette fête a été décidée en 1368 après deux conciles réunis dans les années quarante et cinquante du 14ème siècle et où l’Eglise a proclamé sa foi que la grâce divine qui nous sanctifie est lumière incréee et éternelle. L’Eglise a alors fait la distinction entre l’essence divine à laquelle personne ne participe et les énergies divines auxquelles nous participons et qui habitent en nous même si elles sont incréees. La force de sanctification qui est maintenant en nous est avec Dieu et elle vient en nous ici et maintenant.

Saint Grégoire a révélé cet enseignement enraciné dans la Tradition, et l’Eglise a confessé qu’elle y a toujours cru. Nous sommes donc dans une fête de la Lumière comme l’icône était fête de la Lumière et comme sera le troisième dimanche, fête de la Croix par laquelle la joie est venue au monde.

Notre saint a traversé un long combat contre ses ennemis qui niaient que la grâce est éternelle. Ils se préoccupaient de connaître Dieu par la raison et ce sous l’influence de l’église d’Occident. Saint Grégoire ne se souciait pas de la philosophie grecque qu’il avait étudiée, car il disait qu’il n’y a pas de connaissance sans pureté et que la connaissance par la raison ne délivre pas des passions.

La notion primordiale qui nous différencie de la philosophie grecque est que celle-ci méprise la matière, et nous, nous respectons la matière car le Fils de l’Homme l’a adoptée. Pour cela nous vénérons le Christ incarné et nous lui faisons une icône. Nous refusons la distinction entre l’âme et le corps; pendant le jeûne l’être humain est purifié corps et âme, et nous croyons que la Lumière divine se répand dans l’être tout entier. Pour cela nous recevons la communion pour la santé de l’âme et du corps. Nous serons rescussités âme et corps ensemble parce que le corps qui a adoré le Seigneur ici-bas et a reçu de Lui la Lumière, sera nécessairement rescussité le dernier jour.

L’unité de l’être humain fait que les saints sont transfigurés dès maintenent et qu’une lumière apparaît sur leur visage, lumière autre que la lumière du soleil. La lumière rayonne de leur intérieur comme la lumière de la divinité irradiait de la figure du Christ et de son corps sur le mont Thabor.

Pour cela nous comprenons en ce deuxième dimanche l’enseignement sur la Lumière divine, nous acquerons, par la métanie, plus de sérénité et nous devenons plus libres de nos passions, prêts à recevoir la Résurrection du Seigneur.

traduit de l’arabe.

Texte Original: الاحد الثاني من الصوم